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10 bonnes pratiques de cybersécurité en entreprise

Guide pratique 2026

10 bonnes pratiques de cybersécurité pour protéger votre entreprise

Une cyberattaque ne cible pas seulement les grandes organisations. Comptes compromis, phishing, fraude au virement ou rançongiciel peuvent perturber l’activité de toute entreprise. Voici une méthode claire pour réduire les risques, protéger vos données et préparer une réponse efficace.

Conseils fondés sur les recommandations de l’ANSSI, de la CNIL et de Cybermalveillance.gouv.fr

La cybersécurité en entreprise ne repose pas sur un outil unique. Au contraire, elle associe des mesures techniques, une organisation claire et des collaborateurs bien préparés. Cette approche en couches limite les points d’entrée et réduit les conséquences lorsqu’un incident survient.

Pour être efficace, la démarche doit surtout être proportionnée aux risques réels : données sensibles, dépendance au système d’information, télétravail, services cloud, prestataires et contraintes métier. L’objectif n’est donc pas de tout sécuriser de la même manière, mais de traiter d’abord ce qui pourrait arrêter l’activité ou exposer des informations critiques.

Comprendre la menace

Les chiffres clés de la cybersécurité en entreprise

Les données 2025 confirment une réalité : les attaquants recherchent d’abord les accès les plus simples à exploiter. Ainsi, les comptes, les emails et les processus de paiement restent au cœur des incidents rencontrés par les professionnels.

21 % des demandes d’assistance des entreprises et associations concernent un piratage de compte, en hausse de 52 %.
16 % des diagnostics professionnels sont liés à l’hameçonnage, avec une progression de 29 %.
+93 % de progression pour la fraude au virement, qui représente 13,5 % des assistances.
6 167 violations de données ont été notifiées à la CNIL en 2025, soit une hausse de 9,5 %.
Passer à l’action

10 bonnes pratiques cyber à mettre en place dans votre entreprise

L’ANSSI présente 42 mesures dans son guide d’hygiène informatique. Pour commencer sans disperser les efforts, voici dix priorités concrètes qui constituent un socle de protection cohérent.

Cartographier le système d’information

Avant de protéger une infrastructure, il faut savoir ce qu’elle contient. Recensez les postes, serveurs, imprimantes, équipements réseau, applications, comptes cloud, données sensibles et prestataires. Ensuite, identifiez les services dont l’arrêt bloquerait immédiatement l’entreprise.

À mettre en place : un inventaire tenu à jour, un responsable par actif et une liste des services critiques.

Évaluer les risques et fixer des priorités

Tous les actifs n’ont ni la même valeur ni le même niveau d’exposition. Une analyse de risques permet donc de croiser la probabilité d’un incident avec ses conséquences financières, juridiques, opérationnelles et réputationnelles. Grâce à elle, le budget cyber se concentre sur les mesures les plus utiles.

À mettre en place : un audit initial, puis une revue annuelle et après chaque évolution majeure du SI.

Renforcer les accès avec le MFA

Un mot de passe volé ne doit pas suffire pour ouvrir la messagerie ou l’environnement cloud. Activez l’authentification multifacteur en priorité sur les comptes administrateurs, Microsoft 365, les accès distants, les outils métiers et les applications contenant des données sensibles.

À mettre en place : MFA, mots de passe uniques et coffre-fort de mots de passe validé par l’entreprise.

Appliquer le principe du moindre privilège

Chaque collaborateur doit uniquement disposer des droits nécessaires à ses missions. Par ailleurs, les comptes d’administration doivent être séparés des comptes utilisés au quotidien. Lors d’une arrivée, d’un changement de poste ou d’un départ, les droits doivent être créés, adaptés ou supprimés sans délai.

À mettre en place : une matrice des habilitations et une revue trimestrielle des comptes sensibles.

Mettre à jour et protéger tous les équipements

Les correctifs de sécurité ferment des vulnérabilités connues et parfois déjà exploitées. Il faut donc maintenir les systèmes, logiciels, navigateurs, téléphones, pare-feu, VPN et objets connectés. En complément, une protection EDR ou antivirus administrée permet de détecter et de contenir les comportements suspects.

À mettre en place : un déploiement centralisé des correctifs et un suivi des équipements en fin de support.

Sécuriser les emails et former les équipes

L’hameçonnage exploite souvent l’urgence, l’autorité ou la curiosité. Une passerelle de messagerie réduit le volume de messages dangereux. Cependant, la technologie ne suffit pas : des sensibilisations courtes et régulières apprennent aux équipes à vérifier un expéditeur, un lien, une pièce jointe ou une demande de virement inhabituelle.

À mettre en place : filtrage email, exercices de phishing et procédure de signalement simple.

Sauvegarder selon la règle 3-2-1

Conservez trois copies des données, sur deux supports différents, dont une hors ligne. Surtout, séparez les accès de sauvegarde des comptes d’administration habituels. Enfin, testez réellement la restauration : une sauvegarde non vérifiée ne garantit pas la reprise de l’activité.

À mettre en place : sauvegardes automatisées, copie hors ligne, chiffrement et tests de restauration documentés.

Segmenter le réseau et sécuriser le télétravail

Un réseau segmenté limite les déplacements d’un attaquant entre les postes, les serveurs, le Wi-Fi invité et les équipements connectés. De plus, les accès distants doivent passer par des solutions maîtrisées, chiffrées et protégées par MFA. Les connexions d’administration directement exposées à Internet sont à proscrire.

À mettre en place : VLAN, filtrage réseau, Wi-Fi invité isolé et accès distant sécurisé.

Maîtriser le cloud, Microsoft 365 et le Shadow IT

Les applications installées sans validation créent des comptes, des partages et des flux de données difficiles à contrôler. Il convient donc de définir un catalogue d’outils autorisés, de sécuriser les paramètres de partage et de vérifier les applications tierces connectées à Microsoft 365. Ainsi, l’entreprise conserve sa capacité d’audit et de révocation.

À mettre en place : règles de partage, inventaire SaaS et validation des nouveaux outils par l’IT.

Superviser, préparer la crise et tester la réponse

Les journaux de connexion, alertes et événements de sécurité facilitent la détection d’une anomalie. En parallèle, préparez une procédure qui précise qui décide, qui isole les équipements, qui communique et qui contacte les partenaires. Un exercice annuel permet ensuite de corriger les zones floues avant une véritable crise.

À mettre en place : supervision, contacts d’urgence, PRA/PCA et exercice de gestion de crise.

La défense doit être pensée en profondeur

Aucun contrôle n’est infaillible. En revanche, l’association du MFA, des correctifs, de la segmentation, des sauvegardes, de la sensibilisation et de la supervision empêche qu’une seule erreur compromette toute l’organisation.

50 % des violations notifiées à la CNIL en 2025 relèvent d’un piratage informatique.
L’accompagnement Axantis

Votre entreprise est-elle suffisamment protégée ?

Axantis accompagne les entreprises dans l’audit de leur environnement IT, la sécurisation des postes et serveurs, la protection de Microsoft 365, la sauvegarde, la supervision et la sensibilisation des collaborateurs. Ensemble, construisons une feuille de route adaptée à vos risques et à votre activité.

Article mis à jour le 13 juillet 2026 — Chiffres 2025 publiés en 2026.

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